Rencontres & portraits
Thierry Marx : « Faire bien est un acte politique »
Conversation avec le co-initiateur du Salon du BON, sur la transmission, la jeunesse et la place de la cuisine dans la société.
Camille Labro
22 février 2026
Rencontrer Thierry Marx, c'est se confronter à une évidence : pour lui, la cuisine n'est jamais une affaire de plaisir seul. C'est un outil de cohésion, de transmission, parfois d'émancipation.
« On parle souvent de gastronomie comme d'une discipline isolée », rappelle-t-il. « Mais une cuisine, c'est d'abord un endroit où l'on travaille en équipe, où l'on apprend, où l'on respecte le produit et celles et ceux qui le fournissent. C'est un microcosme de société. »
L'engagement, dans son discours, n'est jamais un slogan. Il prend la forme très concrète d'écoles de formation gratuites, de partenariats avec des filières fragiles, et d'une exigence pédagogique adressée aux plus jeunes — y compris au sein de l'événement qu'il porte.
Le Salon du BON, dit-il, n'a de sens que s'il fait bouger des lignes. « Sinon, c'est un salon de plus. Ce qu'on veut, c'est des gens qui repartent en ayant compris qu'on peut bien manger pour pas cher, qu'on peut faire confiance à un producteur qu'on connaît, et qu'on peut transmettre ça à ses enfants. »